Alexander Zverev : "Un jour très particulier"

Le n°1 mondial s'est présenté face aux médias ce lundi après-midi.
Officiellement intronisé 30e patron de la discipline depuis la publication du classement ATP ce lundi matin, Alexander Zverev est revenu sur cet incroyable accomplissement face à la presse, quelques minutes seulement après avoir reçu le trophée de n°1 mondial en fin d’année sur le court central de la Plenitude Arena. Heureux et fier, le champion du Rolex Paris Masters 2024 nourrit également de grandes ambitions pour le futur.
Que ressens-tu maintenant que tu es n°1 mondial ?
Alexander Zverev : C’est un jour très particulier, c’est certain. Je pense que Paris a été un endroit très spécial pour moi cette année, de manière générale. C’est un lieu où j’ai connu beaucoup de hauts et de bas, où j’ai vécu beaucoup de déceptions au cours de ma carrière mais cette année, gagner mon premier tournoi du Grand Chelem ici puis devenir n°1 mondial, c’est une sensation vraiment unique.
En termes d’émotions, est-ce que devenir patron de la hiérarchie est aussi fort que de gagner un Grand Chelem ?
Quand j’ai glané mon premier tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros, c’était une émotion différente. Longtemps, je me suis demandé si j’allais y arriver un jour. Réussir enfin à franchir ce cap a donc été le plus grand soulagement de ma carrière. Mais ces deux accomplissements sont spéciaux à leur manière et procurent des émotions différentes. Remporter un Grand Chelem, c’est gagner le tournoi le plus prestigieux de notre sport. Les Jeux olympiques représentent également l’un des plus grands titres qu’un joueur peut décrocher. En revanche, terminer n°1 mondial exige d’être le meilleur sur l’ensemble d’une saison. C’est un sentiment complètement différent, mais tout aussi spécial.
Maintenant que tu es n°1 mondial et que tu as gagné deux tournois du Grand Chelem, quels seront tes objectifs pour la saison prochaine ?
J’ai évidemment réalisé une très grande saison et j’en suis très heureux. Remporter deux Majeurs et devenir n°1 mondial, c’est formidable. Mais il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir et de nombreux objectifs que je souhaite atteindre. Je pense d’ailleurs qu’il est essentiel, dans le sport comme dans la vie en général, d’avoir des buts à poursuivre. C’est clairement mon cas. J’ai hâte de voir Carlos et Jannik revenir en pleine santé, rejouer à leur meilleur niveau et pouvoir me mesurer à eux. C’est un défi qui me motive beaucoup […] J’ai aussi l’impression que cette année est la première où j’ai réellement su jouer sur gazon de toute ma vie (sourire). Avant, je ne savais absolument pas quoi faire sur cette surface. Désormais, je pense être capable de me battre pour les quatre tournois du Grand Chelem. Et bien sûr, si je pouvais en gagner quelques-uns de plus, ce serait fantastique.
Comment évalues-tu ton niveau de jeu et ta condition physique à l’heure actuelle ?
Je me sens bien. À Shanghai, j’étais fatigué, j’avais vidé les batteries, je n’avais plus grand-chose dans le réservoir. Mais j’ai pris une semaine de repos complète, ce qui m’a énormément aidé. Je n’ai pas touché une raquette pendant une semaine et je me suis senti bien à Vienne. Je pense simplement que les conditions ne m’étaient pas particulièrement favorables et qu’Alex (De Minaur, ndlr) a réalisé un match exceptionnel contre moi, c’est à mettre à son crédit. Aujourd’hui, physiquement et au niveau de l’énergie, je me sens très bien. Et je m’attends à produire un bon tennis au cours des prochaines semaines.

