Deuxième tour : Alcaraz et Fils du bon pied
Derniers joueurs à n’avoir pas encore foulé les courts de la Plenitude Arena lors de cette édition 2026, Carlos Alcaraz et Arthur Fils (qui pourraient se retrouver en quarts) ont assuré leur entrée en lice.
En quête d’une couronne parisienne
C’est un trophée qu’il n’a pas encore ajouté à son armoire déjà garnie de 28 titres, dont sept en Grand Chelem. À Paris, Carlos Alcaraz (n°2) n’a jamais fait mieux qu’un quart de finale, en 2022. L’an passé, pour l’inauguration de cette nouvelle salle à La Défense, il était tombé dès son entrée en lice contre Cameron Norrie (6/4, 3/6, 6/4). Ce mercredi, il n’a pas commis les mêmes erreurs.
Pour sa deuxième confrontation face à Alex Michelsen (qu’il a déjà battu un peu plus tôt cette année, à Tokyo), il a pris le temps de prendre la température de cette nouvelle salle, aux conditions de jeu particulièrement rapides. Après un échange de service à 2-3 puis à 3-3, les deux hommes se sont départagés au tie-break. Alors que l’Américain menait 4-1 et semblait bien embarqué pour empocher la première manche, l’actuel n°3 mondial s’est adjugé les six derniers points pour prendre les devants, après 54 minutes (7/6(4)).
Une fois ses marques prises et son coup droit relâché, Carlitos n’a pas perdu de temps pour conclure. Un break à 4-3 lui a permis de servir pour le gain de la rencontre, sans trembler (7/6(4), 6/3 en 1h41). "J’ai breaké tôt, mais ensuite j’ai fait quelques erreurs et il jouait vraiment très bien, a-t-il analysé. C’était difficile parce que c’est un joueur vraiment solide en fond de court. Mais je suis très heureux de ce premier match et de cette première victoire. J’ai déjà hâte d’être demain !" Demain - jeudi -, il a rendez-vous avec Matteo Berrettini pour tenter de signer une septième victoire consécutive, après son récent titre à Vienne la semaine dernière.
Double fête pour Arthur
Ce matin, Arthur Fils (n°6) était devant la télévision pour soutenir Quentin Halys dans une rencontre tout aussi stressante pour lui. En plus d’être ravi de voir un premier compatriote en huitièmes de finale, le n°1 français a appris sa qualification officielle pour les Finales ATP de Turin qui auront lieu en novembre prochain après l’élimination de Frances Tiafoe. "J’étais tendu, c’était horrible ! Quand je l’ai vu gagner, j’étais relâché et soulagé. Ensuite j’avais juste pour objectif de profiter sur le court", a-t-il expliqué au micro d’Eurosport après sa victoire contre Tomas Machac (6/3, 7/6(4) en 1h27). Premier tricolore qualifié pour ce prestigieux tournoi qui rassemble les sept autres joueurs les plus réguliers de la saison depuis Gaël Monfils en 2016, il a savouré sur le terrain.
Au cours de ce match contre le qualifié Tomas Machac – et pour ses premiers pas à la Plenitude Arena – il est parti sur les chapeaux de roues grâce à un break rapide (3-0) et une avance plus jamais relâchée (6/3 en 42 minutes). En maitrise sur leur mise en jeu dans la deuxième manche, aucun des deux protagonistes n’a pris le dessus. Bien aidé par sa puissance et sa précision (5 aces, 92% de points gagnés derrière sa première balle), le Français n’a pas eu la moindre occasion de break à sauver. Patient, c’est au tie-break qu’il a finalement conclu en remportant les trois derniers points du jeu décisif, sur trois fautes directes consécutives de son adversaire (6/3, 7/6(4) en 1h27). "J’ai fait un match assez solide, ce n’était pas facile surtout contre un joueur comme lui, très agressif, notamment sur une surface aussi rapide. J’espère que demain ce sera encore mieux !" a-t-il conclu sur Eurosport.
Ce jeudi, le 7e joueur mondial (son meilleur classement) défiera Taylor Fritz (n°11) qu’il n’a plus battu depuis 2024. Mais cette fois-ci, il s’avancera dans la peau du favori, devant son public et avec un bagage supplémentaire : le gain d’un premier titre en Masters 1000 l’été dernier, à Cincinnati.

