Deuxième tour : les Français à la fête !

Photo : ©Julien Crosnier / FFT
Quentin Halys / Deuxième tour - Rolex Paris Masters 2026
- Romain Vinot

Quentin Halys et Arthur Rinderknech ont montré l’exemple au coup d’envoi de cette journée à l’accent français sur le central et le court 1.

Halys, le "miraculé"

C’est une partie quelque peu décousue qu’ont livré Quentin Halys et Frances Tiafoe (n°7) en ouverture de bal sur le court central ce mercredi. En n’inscrivant que deux points lors des quatre premiers jeux, l’Américain en mode diesel a laissé son adversaire s’envoler vers le gain de la manche inaugurale. Mais le réveil interne de Big Foe a sonné afin de complètement inverser la tendance par la suite. Plus en jambes et enfin explosif, il a remporté sept jeux consécutifs pour égaliser puis prendre les commandes du set décisif.

Dans les cordes, le Bondynois a eu le mérite de s’accrocher pour finalement débreaker blanc au dernier moment, lorsque son adversaire servait pour le match. La suite ? Un tie-break irrespirable de tension où les bras ont tremblé, les erreurs se sont multipliées et durant lequel Halys a sauvé quatre balles de match ! Héroïque de courage, il s’est finalement imposé au bout du suspense 6/3, 1/6, 7/6(9) en 1h57, signant ainsi la plus belle victoire de sa carrière (par son prestige et son scénario), la deuxième face à un Top 10 mondial. "Je suis miraculé, je ne sais pas trop comment je m’en suis sorti à la fin, a-t-il confié au micro d’Eurosport. Je débreak en faisant un super jeu mais j’ai eu un énorme trou d’air mental, physique et tennistique pendant un set et demi. J’ai réussi à me ressaisir mais je n’ai pas d’explication, c’est fou d’avoir gagné ce match !"

Le chouchou du public tentera de poursuivre son rêve dans la capitale face à un autre Américain en huitièmes de finale, lui aussi candidat aux Finales ATP de Turin : Tommy Paul. Ce midi, le quart-de-finaliste de l’édition 2022 s’est tranquillement imposé contre Daniel Merida (6/1, 6/1 en 48 minutes), conservant ainsi l’espoir de monter dans l’avion.

Rinderknech reprend la lumière

Sérieux et appliqué, Arthur Rinderknech l’a quant à lui été de bout en bout face à Mattia Bellucci sur le court 1. Après un round d’observation durant lequel les deux hommes ont assuré leurs engagements sans danger, le Français a porté l’estocade en convertissant sa première balle de break, qui n’était autre qu’une balle de set. Un coup de massue dont son vis-à-vis ne s’est jamais relevé. Impérial au service (83% de premières, 80% de points gagnés derrière), le protégé de Lucas Pouille a exercé une pression continue au retour pour aisément s’imposer 6/4, 6/1 en 1h05.

"C’est la fin de l’année, il s’est passé plein de choses, le corps et la tête sont fatigués, a-t-il confié, soulagé, à Eurosport. Hier, je gagne sans avoir vraiment de sensations et aujourd’hui, je sens très bien la balle et je fais un très gros match. C’est la magie du tennis. Chaque jour, c’est une nouvelle histoire." Ce succès plus que mérité lui permet d’égaler sa meilleure performance en carrière à Paris (2024) et surtout, de s’offrir un prestigieux duel face à Ben Shelton en huitièmes de finale.