Quarts de finale : Ruud, tout en maîtrise

Photo : ©Nicolas Gouhier / FFT
Casper Ruud / Quarts de finale - Rolex Paris Masters 2026
- Emmanuel Bringuier

Tombeur de Nuno Borges dans la nuit parisienne, Casper Ruud a rejoint Carlos Alcaraz dans le dernier carré du Rolex Paris Masters.

Après le – très savoureux – plat de résistance entre Carlos Alcaraz et Taylor Fritz, le public de la session de soirée a eu droit à un dessert de qualité sur le court central. Passé en quelques jours de perdant au deuxième tour des qualifications à quart-de-finaliste du tournoi, le lucky loser Nuno Borges, 49e mondial, a vendu chèrement sa peau face à Casper Ruud, 23e.

Au premier set, les deux joueurs ont assuré leurs mises en jeu, sans concéder la moindre occasion de break. Un chouïa plus opportuniste, Ruud a pris l'avantage grâce à un jeu décisif bien maîtrisé. Petite bizarrerie statistique : le Norvégien a remporté cette manche en inscrivant moins de points que son adversaire (38 contre 40).

La deuxième manche a débuté sur les mêmes bases très serrées... jusqu'à 3-2. Nuno Borges s'est alors offert la première balle de break du match, sauvée par un coup droit de Ruud qui a flirté avec la ligne. Le Portugais ne le savait pas encore mais il venait de laisser passer sa dernière chance. Dans le jeu suivant, c'est lui qui a offert le break à Ruud sur un coup droit venu s'échouer dans le filet. Son adversaire, qui a tout de même fait appel au masseur en fin de match, n'a plus été rejoint et s'est appliqué pour conclure en patron ne sera plus rejoint et conclura en patron (7/6(5), 6/4 en 1h32).

"C'était un match difficile, a confié le vainqueur. Je sais que Nuno peut très bien jouer, il m'avait battu à Bâle il y a quelques jours. Mais j'ai fait un bon match, même si ce n'est pas facile de jouer à cette heure-là".

Le triple finaliste en Grand Chelem, qui n'avait pas atteint le dernier carré d'un Masters 1000 sur dur depuis Montréal en 2022, s'est donc brillamment offert le droit de disputer sa première demie parisienne. Il y défiera Carlos Alcaraz, qu'il connaît particulièrement bien. En sept confrontations, il n'a pris qu'une seule fois le dessus sur le Murcien... "Carlos est super fun à regarder jouer, a-t-il admis en souriant. Mais je me sens bien, je n'ai pas passé beaucoup d'heures sur le court. Je vais essayer de récupérer du mieux possible." Il lui faudra bien ça pour dompter la furia espagnole.