Huitièmes de finale : Paul, un espoir intact

Photo : ©Loïc Wacziak / FFT
Tommy Paul / Huitièmes de finale - Rolex Paris Masters 2026
- Romain Vinot

L’Américain a mis fin à la féérie Halys en ouverture de programme sur le court central.

L’un des joueurs les plus éloignés dans la file d’attente pour Turin va-t-il finalement s’installer en business dans l’avion ? Cette hypothèse, très incertaine en début de tournoi, commence à prendre de l’épaisseur au vu du parcours immaculé de Tommy Paul (n°12) lors de ses trois premières sorties parisienne. Tombeur solide du champion 2022 Holger Rune lors de son entrée en lice puis impérial face à Daniel Merida (6/1, 6/1 en 48 minutes), l’Américain a de nouveau fait preuve de justesse et de précision pour mettre fin au conte de fées de Quentin Halys, "miraculé" au tour précédent contre Frances Tiafoe (7/6(4), 6/4 en 1h35).

"Je ne pense pas trop à Turin"

Comme on pouvait s’y attendre, ces deux excellents serveurs se sont appuyés sur cette arme tout au long d’une rencontre aussi plaisante qu’équilibrée. Mais au petit jeu des statistiques, c’est bien l’Américain qui s’est montré le plus impérial, en ne perdant que deux points sur sa première (43/45, 96% de réussite) et en sauvant la seule balle de break qu’il a eu à disputer. "Ce qui me satisfait le plus aujourd’hui, c’est mon service, a confirmé le vainqueur au micro de l’ATP. J’ai vraiment très bien servi, j’ai gagné les premiers points ou presque de tous mes engagements et c’était très important aujourd’hui […] J’aurais voulu transformer plus de balles de break mais j’ai convertie la plus importante !"

De son côté, il s’est en effet procuré huit opportunités de faire la différence sur l’ensemble de la partie. Les trois premières ont été repoussées avec calme par le Français dans la manche inaugurale conclue au jeu décisif. Cet exercice toujours périlleux qui lui avait tant souri la veille est cette fois tombé dans l’escarcelle de la tête de série n°12. Indécise, la deuxième manche l’a été tout autant, ou presque. Mené 0-40 lors du quatrième jeu, le Tricolore s’est appliqué pour conserver son engagement. Mais la pression s’est intensifiée et s’il est parvenu à sauver une première balle de match sur son service grâce à son 16e ace, il a logiquement craqué sur la suivante, dans la foulée. Tommy Paul était simplement trop fort ce jeudi.

S’il ne connait pas l’identité de son futur adversaire (Arthur Rinderknech ou Ben Shelton (n°3), qui s’affrontent en ce moment sur le central), le quart-de-finaliste de l’édition 2022 n’est plus qu’à deux victoires de composter son ticket pour la grand-messe de fin d’année. Mais il ne préfère pas y penser. "Je ne pense pas trop à Turin, je ne sais même pas qui je joue au prochain match. Je fonctionne au jour le jour, je vais juste essayer de préparer au mieux ma future rencontre et on verra bien." C’est peut-être ça, la clé du succès.