Deuxième tour : Hijikata fait tomber Djokovic

Le Serbe s’est fait surprendre dès le deuxième tour, tandis qu’Alex de Minaur (n°8) et Daniil Medvedev (n°4) ont manqué leur entrée en lice.
Des premières et des sourires
On avait laissé Novak Djokovic sur une pente ascendante. Tombeur de Valentin Vacherot en trois sets la veille, il avait conclu la dernière manche brillamment, ne laissant qu’un jeu au Monégasque. C’est sur ce même rythme et cette même intensité que le septuple champion a démarré cette rencontre du deuxième tour face à Rinky Hijikata. Une première manche dans laquelle il a breaké à deux reprises, bien aidé par les imprécisions de son adversaire qui n’avait encore jamais foulé les courts du Masters 1000 parisien.
Mais après une heure de jeu environ, la machine serbe s’est enraillée et l’Australien en a profité. Sur un coup gagnant, il a converti sa troisième balle de break dans le deuxième set à 4-3 avant de conclure sur un jeu blanc. Mené 2-0 dans ses confrontations directes face à l’homme aux 24 titres du Grand Chelem, il a pour la première fois entraperçu les contours d’un exploit.
Sérieux sur sa mise en jeu dans l’ultime manche (100% de balles de break sauvées), le joueur issu des qualifications s’est aussi montré précis au filet (7/8) pour faire déjouer le joueur le plus titré du tableau et s’offrir l’une des plus belles victoires de sa carrière. La conclusion d’une de ses saisons les plus abouties. "C’est la plus belle victoire de ma carrière, certainement contre le plus grand joueur de tous les temps, je suis vraiment très heureux de la façon dont je me suis battu aujourd’hui, a-t-il confié à Eurosport. Je ne sais pas trop comment j’ai retourné la situation pour être honnête, mais j’ai juste essayé de toujours m’accrocher le plus possible et ça a fini par payer."
Quant à Novak Djokovic, il ne s’était plus incliné au deuxième tour du Rolex Paris Masters depuis 2012 et sa participation au Masters à Turin est désormais très compromise.
Autre sourire qui a marqué les travées de la Plenitude Arena ce mercredi, celui d'Ignacio Buse. Solide vainqueur de Zizou Bergs au premier tour, il a également signé la plus belle victoire de sa carrière contre Daniil Medvedev (6/4, 6/4 en 1h39). Après avoir manqué plusieurs opportunités, le Péruvien a fait le break au meilleur des moments dans la manche initiale pour mener 6/4 en 46 minutes.
Une avance au tableau d’affichage et le plein de confiance qui lui ont permis de rattraper son retard à 4-4, alors que le champion de l’édition 2020 venait d’empocher sa mise en jeu pour la seule fois de la partie à 3-2 (sur six occasions). Particulièrement solide en fin de partie, il a remporté les trois derniers jeux de la partie, ne concédant que trois points en route, pour s’offrir sa première victoire contre un membre du Top 10. "C’est tellement spécial pour moi d’être ici. J’ai de bonnes sensations sur ces courts et de plus en plus en indoor, a-t-il détaillé tout sourire à l’issue de la partie. J’ai très bien joué aujourd’hui, c’est la plus belle victoire de ma carrière et je suis vraiment content de moi et de ma performance. Ça me donne envie de continuer !" Pour la première fois de sa carrière, il franchit le deuxième tour d’un Masters 1000.
Etcheverry renoue avec le succès
Battu dès son entrée en lice lors des cinq derniers tournois qu’il a disputé, Tomas Martin Etcheverry n’avait plus gagné un match depuis son huitième de finale à l’US Open, en septembre dernier. En quête d’une précieuse victoire ce mercredi pour retrouver de la confiance, il s’est offert Alex de Minaur (n°8), et avec la manière !
Après un échange de breaks au milieu de la première manche, l’Argentin a sauvé deux balles de set avant de conclure au tie-break sur sa première opportunité. Dans une forme nouvelle, il a attaqué le deuxième set sur le même tempo. Un rythme effréné qui a même semblé difficile à suivre pour Demon. Peut-être un peu moins en jambes physiquement, après sa finale disputée il y a quelques jours à Vienne, certainement dans le doute quant à sa qualification pour les Finales ATP (dernier qualifié pour le moment, son sort n’est désormais plus entre ses mains), l’Australien a baissé de rythme et enchaîné les erreurs inhabituelles, à l’image de cette double faute qui a offert le break à son adversaire à 3-2. Le quart-de-finaliste des trois dernières éditions a sauvé une première balle de match avant de s’incliner en 1h59 (7/6(2), 6/3).

