ROLEX PARIS MASTERS Du 26 octobre au 3 novembre 2019
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La finale 2018 entre Novak Djokovic et Karen Khachanov est celle de tous les contrastes. Le Serbe est l'immense favori, mais le jeune Russe a le profil pour créer la sensation.

L'un sera n°1 mondial lundi prochain, l'autre n'est même pas tête de série dans ce Rolex Paris Masters. L'un va tenter de conquérir son 33e titre ATP Masters 1000 et d'égaler le record de son rival Rafael Nadal. L'autre va disputer… sa toute première finale dans un tournoi de cette catégorie.

Tout oppose Novak Djokovic et Karen Khachanov. Même leur face-à-face plaide en faveur du Serbe. Leur unique affrontement a eu lieu à Wimbledon il y a quelques mois et le score est éloquent : 6/4, 6/2, 6/2 pour "Nole", lancé alors vers la conquête de son quatrième titre à Londres.

La finale est-elle pour autant déjà jouée ? "Djoko" va-t-il s'offrir un cinquième titre à Paris ? Et devenir le plus "vieux" vainqueur de l'épreuve à 31 ans ? Pas sûr. A 22 ans, Khachanov n'a pas seulement la jeunesse, la fougue et l'insouciance comme atouts. Son parcours dans ce Rolex Paris Masters 2018 et son style de jeu ouvrent la possibilité à une énorme surprise. D'autant que la surface de l'AccorHotels Arena lui sied à merveille, bien mieux que le gazon de Wimbledon où il avait reçu une “fessée“…

Avant ce tournoi, le Russe n'avait au total que trois victoires sur des "top 10" dans sa jeune carrière. A "Bercy", il en a battu trois consécutivement, à savoir John Isner (n°9 mondial), Sacha Zverev (n°5) et Dominic Thiem (n°8). Et avec la manière : à sa déjà célèbre force de frappe en fond de court, le 18e mondial a ajouté une aisance au filet, une sérénité sur les points clés et un sens tactique aiguisé un peu nouveaux chez lui.



"Vous pouvez voir comment je me sens avec la manière dont je joue, a confié Karen Khachanov. Je prends plaisir à jouer un bon tennis, surtout ces derniers mois. Après avoir gagné Moscou il fallait que je me repose un peu, c'est sans doute pour ça que j'ai vite perdu à Vienne la semaine dernière. Mais j'ai l'impression de bien jouer en ce moment."

S'il fallait sortir une "stat" pour convaincre les sceptiques que tout est possible, on mettrait en exergue la réussite de Khachanov en finale dans sa carrière : trois sur trois ! Cette saison, ses deux titres à Marseille et à Moscou avaient un accent français, puisqu'il a battu en finale Lucas Pouille et Adrian Mannarino. Si en plus l'élève de Vredran Martic aime la France… ! Un troisième Russe sacré à Paris, après le triplé de Marat Safin (2000, 2002 et 2004) et le titre de Nikolay Davydenko en 2006, est proche.

"Cette finale est une étape de plus, a poursuivi le jeune Russe, c'est mon plus grand accomplissement jusqu'ici mais je ne veux évidemment pas m'arrêter là. Je crois en mes chances même si ce sera une légende face à moi."

Effectivement, l'homme qui va se dresser en face de lui a du répondant. On ne présente plus la version Djokovic 3.0, qui fait de l'ancien avec du nouveau. Après sa longue période de doute, il est redevenu lui-même depuis son sacre à Wimbledon. Depuis quatre mois, le protégé de Martin Vajda est l'incontestable meilleur joueur du monde. Ses titres à "Wim", à Cincinnati, à l'US Open et à Shanghai lui ont permis de remonter près de 4000 points sur Rafael Nadal au classement mondial.



Lundi, Djokovic sera donc de nouveau à la Une, quoi qu'il se passe en finale. Mais la manière dont il a su résister à un Marin Cilic des grands jours en quarts de finale et sa maîtrise des nerfs lors d'un match de feu face à Roger Federer en demi-finale laissent admiratif. Que faut-il faire pour battre "Nole" quand il est comme ça ? Véritable mur en fond de court, exceptionnel à la relance, plus léger que jamais, il surfe sur une confiance tout azimut.

"J'ai dû puiser dans beaucoup de mes ressources, mais je me connais bien. Je sais que je peux me rétablir et je vais faire en sorte d'être frais pour demain (dimanche)", prévenait Novak quelques heures après son marathon face à Federer.

Avant d'ajouter : “Quant à mon prochain adversaire (Khachanov, ndlr), oui, il a bien sa place en finale. C'est la première fois qu'il se retrouve à ce stade de la compétition dans un Masters 1000. Sa qualité de jeu est formidable ces derniers temps. Son jeu est très robuste, il joue bien en fond de court. Il a un bon service. Je dois dire que je ne l'ai jamais vu aussi bien jouer. Il n'a rien à perdre. Je pense que la finale va être très excitante."

À cet instant, on a envie de dire, d'écrire, que Djokovic est "indébordable", inébranlable, inarrêtable. Imbattable ? Pas si sûr…

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