Premier tour : objectif Turin

Photo : ©Nicolas Gouhier / FFT
Novak Djokovic / Premier tour - Rolex Paris Masters 2026
- Marion Theissen

Novak Djokovic, Tommy Paul et Taylor Fritz ont brillamment remporté leur rencontre du premier tour et restent donc candidats aux Finales ATP.

Le retour du roi

Absent du Rolex Paris Masters depuis son dernier titre en 2023, Novak Djokovic (n°10) a su puiser au plus profond de ses ressources pour s’en sortir contre Valentin Vacherot (6/7(5), 7/5, 6/1 en 2h35). Après une première manche très équilibrée et conclue au jeu décisif (les deux protagonistes n’ayant pas concédé une seule fois leur service), le Monégasque a converti sa quatrième balle de set pour mener 7/6(5) après 50 minutes et devant d'un court central particulièrement ravi du spectacle.

Breaké d’entrée de deuxième manche – pour la seule fois de la rencontre en sept occasions ! –, le septuple champion parisien n’a rien lâché, et ce malgré la puissance au service de son adversaire, auteur de 22 aces. Moins en réussite qu’à l’accoutumée sur ses premières balles, Nole est parvenu à revenir à hauteur, effaçant en chemin trois autres opportunités de break de son vis-à-vis, avant de prendre les devants avec autorité à 6-5. Une étreinte qu’il n’a plus jamais desserrée. Grâce à une avance de deux breaks, il s’est logiquement imposé sur sa deuxième balle de match. "C’est peut-être grâce à l’amour que j’ai pour ce tournoi que j’ai trouvé la force et la motivation de réussir une telle performance, a-t-il tenté d’expliquer en français, au micro d’Eurosport. Je savais avant d’entrer sur le court que ce serait très difficile parce que Valentin a gagné à Bâle il y a deux jours, il joue à un très haut niveau. Et son service était vraiment exceptionnel : pendant un set et demi, c’était impossible de le breaker. Il a vraiment mis beaucoup de pression. J’ai dû attendre le troisième set pour vraiment trouver mon rythme et lire correctement son service."

Grâce à ce premier succès parisien en près de trois ans, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem est toujours en course pour les Finales ATP, qui se dérouleront du 15 au 22 novembre, à Turin.

Une place également convoitée par Tommy Paul (n°12), actuel 13e à la Race. Plus précis sur ses engagements, l’Américain s’est adjugé la première manche sur sa quatrième balle de set. S’il s’est montré un peu fébrile dans le deuxième acte, manquant sa première opportunité de servir pour le match, un double break d’avance lui a permis d’avoir une deuxième chance, qu’il n’a pas manquée, sur sa cinquième balle de match (7/5, 6/4 en 1h20). "J’essaie de ne pas trop y penser, de ne pas trop regarder les classements, a-t-il expliqué lorsque la question sur sa potentielle qualification pour le Masters lui a été posée. Je me suis concentré sur le match du jour, je ne suis même pas sûr de l’identité de mon adversaire de demain, donc on va voir. Un jour après l’autre !"

Autre prétendant aux huit précieuses places, Taylor Fritz (n°11) a eu besoin d’un petit temps d’adaptation avant de prendre le dessus sur Benjamin Bonzi. Le qualifié français a démarré en trombe, menant rapidement 4-1 avant de conclure 6/3. Mais le finaliste de l’US Open et des Finales ATP en 2024 a rapidement accéléré pour s’octroyer les deux dernières manches et rejoindre Alex Molcan au deuxième tour (3/6, 6/3, 6/4 en 1h41).

Les espoirs se sont en revanche envolés pour Jiri Lehecka. Malgré le gain de la première manche contre Alex Michelsen, le Tchèque a manqué de précision et de réussite (aucune occasion de break convertie dans le deuxième set, aucune procurée dans le troisième). Sur un jeu blanc, l’Américain a converti sa première balle de set. Sur un ace, sa première balle de match (6/7(5), 6/2, 6/4 en 2h17). Il signe ainsi sa deuxième victoire au Rolex Paris Masters. Comme en 2024, il disputera le deuxième tour où l’attend déjà de pied ferme Carlos Alcaraz.

Enfin, les matchs de cette deuxième journée se sont conclues par le succès de Jan-Lennard Struff sur la révélation de cette fin de saison. Après un superbe parcours à l’US Open, Arthur Gea n’est pas parvenu à surprendre le "special exempt". Il s'incline 7/6(3), 6/3 en 1h15.